19/03/2006

μ-zik

Il est un peu loin le temps où les sorties d'albums, les dates de concerts et les pages des inrocks faisaient l'objet de tout mon intérêt. J'ai mis du temps à m'y remettre, écouter les nouveautés, lire la presse musicale et passer à la caisse de la Fnac un CD à la main étaient devenus des constituants d'un passé révolu. Depuis peu, tout ça commence à revenir, lentement comme une sorte de rééducation, je rachète, je re-écoute, je lis, je recommence à savoir ... Mais j'écoute davantage les productions françaises qu'auparavant, peut-être parce que le vivier créatif français s'est considérablement développé, dans le bon sens, peut-être aussi parce que c'est l'âge qui fait ça.
Bien sûr Franz Ferdinand, les Strokes, Placebo et les Artics Monkeys, je cautionne, mais quand je dois sortir un CD de sa pochette ce n'est pas vers ces derniers que je me tourne naturellement, mais vers Luke, Raphael, Deportivo, Olivia Ruiz, Les Têtes Raides, Prohom, Ridan, Louise Attaque, Dyonisos, Da Silva ... Etrange comme le temps nous change ...

Premier anniversaire


Un an déjà que nous nous sommes installés à Toulouse. Le printemps revient et on va à nouveau pouvoir apprécier la ville, ses alentours, les balades en forêt, les terrasses ensoleillées et faire du vélo au bord du canal.
Etant récemment sortie des affres du chômage, je n'ai pas trop eu le temps d'alimenter mon blog. Côté BD j'ai fait de très bonnes découvertes. Les pavés que sont "De mal en pis" et "Blankets" se parcourent à une vitesse impressionnante (disons qu'une fois qu'on les tient, les lâcher relève du supplice). J'ai aussi abordé avec pas mal de réserve "Les mauvaises gens" primé à Angoulême et la surprise fut plutôt pas mauvaise. Enfin incourtournable, le dernier tome du "Combat Ordinaire" de Larcenet qui est encore plus fort que les autres et qui décrit à merveille les angoisses quotidiennes face à l'existence, des nouveaux adultes que avons bien été obligés de devenir. Il me semble que les auteurs de BD ont pris le relais pour s'atteler à la description des doutes intérieurs de nos contemporains, et le résultat est plutôt étonnant.
Dernière perle dénichée à la Fnac, "Aya de Youpogon", c'est très frais et l'auteur dépeint une Afrique rassurante entre modernité et tradition, l'Afrique au quotidien, celle qui ne fait pas l'actualité parce que la vie s'y déroule en douceur. On suit les tribulations d'Aya et de ses copines, et on parcourt à nouveau la dernière page pour comprendre l'allusion et esquisser un sourire.