18/02/2007

Ingmar

2 albums (probablement le début d'une série) scénarisés par Hervé Bourhis et illustrés par Rudy Spiessert. Ingmar est un viking, mais contrairement à ses congénères, il n'est ni costaud, ni vaillant, ni courageux et n'est pas non plus adepte des pillages, des bains de sang et autres joyeusetés de son peuple. Ingmar, lui, aime raconter aux enfants des aventures où il se met en scène et s'approprie la bravoure qui lui fait tant défaut, et tenir compagnie aux femmes du village lorsque les hommes sont en mer. C'est à l'occasion de l'organisation de la succession de son père, chef du village, qu'il va être opposé à son frère Epson (l'archétype du barbare sanguinaire et sans scrupules) et entraîné au gré des invasions dans une épopée qui le mènera dans un village d'Irlande où les habitants ont foi en un Dieu maigre bien mystérieux.
Les 2 tomes d'Ingmar sont des albums agréables et distrayants, sans prétention, dotés d'un scénario tout en finesse et sensibilité, imprévisible jusqu'à la dernière planche !

16/02/2007

Aaron

Découvert au hasard des rayons de la Fnac, cet album a quelque chose de singulier. Aaron ça signifie "Artificial Animals Riding On Neverland". Première surprise, ils sont parisiens. A l'écoute de l'album on les aurait plutôt vus de l'autre côté de l'atlantique ou de la manche si l'on cherche l'héritage des sonorités qui habitent cet album. Un seul titre en français, plutôt original et surprenant, on en aurait souhaité plus à l'écoute de la prouesse, peut-être dans un prochain album. Le reste, c'est de la pop écorchée, du trip hop contrarié, une voix erraillée et suave, ça s'écoute bien, très bien même, on se laisse un peu trop vite glisser dans leur monde imaginaire. U-turn (Lili) titre phare de l'album figurait sur la BO du Film "je vais bien ne t'en fais pas", un peu par hasard. Duo Inattendu, leur musique brouille les pistes, entre fluidité, réflexion, mélancolie et profondeur, une sorte d'objet non identifié sur la scène française. Phrase entêtante extraite du titre "O-Song" plus énergique et révolté, presque plus "nouveau rock" que les autres titres, principalement des piano-voix teintés d'electro : "don't care what people say, I'm dreaming louder every day".

08/02/2007

cinéma

L'année 2006 ne fût pas très cinématographique pour nous, contrairement à la précédente où nous avions découvert tardivement les joies de la location de DVD.
Parmi les films sortis en 2006 (et que j'ai eu l'occasion de voir, ce qui réduit considérablement le champs des possibles) je retiens surtout :
- Little Miss Sunshine : original, émouvant, hilarant, un vrai bon film tout en retenue.
- La Science des Rêves : du Gondry, déjanté, créatif, le duo innattendu Gainsbourg - Garcia Bernal (l'acteur transnational qui monte) fonctionne plutôt bien
- Volver : Saga feministico-familiale, encrée dans l'univers d'Almodovar.
- Le Caïman : Nanni Moretti nous revient moins nombrilo-centré et plus engagé, aussi convaincant derrière la caméra que devant.
Et j'essaie d'oublier : Babel, film dégoulinant de bonnes intentions et écrasant de suffisance.
Il me reste à voir "Je vais bien ne t'en fais pas", "Libero", "Ne le dis à personne" et "C.R.A.Z.Y.".