04/03/2007
La vie des autres (Das Leben der anderen)
Synopsis : Berlin-Est 1984. Un agent de la Stasi reçoit pour mission d'épier un couple d'intellectuels est-allemands récemment mis sur écoute. Son intransigeance vis à vis des règles voulues par le régime laissera place à une certaine indulgence pour aboutir, à l'issue d'un cheminement intellectuel qui restera pour le moins mystérieux, à la fasilfication des rapports en faveur du couple observé. C'est ainsi, sans éveiller le moindre soupçon, que le dramaturge espionné pourra faire paraître dans un journal d'allemagne de l'Ouest un article jugé "subversif". Incontestablement il émane de ce film une impression de grandeur, cette aura imperceptible caractéristique des films qui, parmi les différentes mouvances de critiques et spectacteurs, font l'unanimité. Les prix et distinctions qui ont été décernés au film de ce jeune réalisateur allemand sont sans conteste amplement mérités. De non-dits en omissions, le réalisateur installe une atmosphère qui suffirait à elle seule à dépeindre avec fidélité le régime de la RDA et évite ainsi l'écueil d'explications inutiles et de ficelles trop lourdes.
18/02/2007
Ingmar
2 albums (probablement le début d'une série) scénarisés par Hervé Bourhis et illustrés par Rudy Spiessert. Ingmar est un viking, mais contrairement à ses congénères, il n'est ni costaud, ni vaillant, ni courageux et n'est pas non plus adepte des pillages, des bains de sang et autres joyeusetés de son peuple. Ingmar, lui, aime raconter aux enfants des aventures où il se met en scène et s'approprie la bravoure qui lui fait tant défaut, et tenir compagnie aux femmes du village lorsque les hommes sont en mer. C'est à l'occasion de l'organisation de la succession de son père, chef du village, qu'il va être opposé à son frère Epson (l'archétype du barbare sanguinaire et sans scrupules) et entraîné au gré des invasions dans une épopée qui le mènera dans un village d'Irlande où les habitants ont foi en un Dieu maigre bien mystérieux.
Les 2 tomes d'Ingmar sont des albums agréables et distrayants, sans prétention, dotés d'un scénario tout en finesse et sensibilité, imprévisible jusqu'à la dernière planche !
Les 2 tomes d'Ingmar sont des albums agréables et distrayants, sans prétention, dotés d'un scénario tout en finesse et sensibilité, imprévisible jusqu'à la dernière planche !
16/02/2007
Aaron
Découvert au hasard des rayons de la Fnac, cet album a quelque chose de singulier. Aaron ça signifie "Artificial Animals Riding On Neverland". Première surprise, ils sont parisiens. A l'écoute de l'album on les aurait plutôt vus de l'autre côté de l'atlantique ou de la manche si l'on cherche l'héritage des sonorités qui habitent cet album. Un seul titre en français, plutôt original et surprenant, on en aurait souhaité plus à l'écoute de la prouesse, peut-être dans un prochain album. Le reste, c'est de la pop écorchée, du trip hop contrarié, une voix erraillée et suave, ça s'écoute bien, très bien même, on se laisse un peu trop vite glisser dans leur monde imaginaire. U-turn (Lili) titre phare de l'album figurait sur la BO du Film "je vais bien ne t'en fais pas", un peu par hasard. Duo Inattendu, leur musique brouille les pistes, entre fluidité, réflexion, mélancolie et profondeur, une sorte d'objet non identifié sur la scène française. Phrase entêtante extraite du titre "O-Song" plus énergique et révolté, presque plus "nouveau rock" que les autres titres, principalement des piano-voix teintés d'electro : "don't care what people say, I'm dreaming louder every day".
08/02/2007
cinéma
L'année 2006 ne fût pas très cinématographique pour nous, contrairement à la précédente où nous avions découvert tardivement les joies de la location de DVD.
Parmi les films sortis en 2006 (et que j'ai eu l'occasion de voir, ce qui réduit considérablement le champs des possibles) je retiens surtout :
- Little Miss Sunshine : original, émouvant, hilarant, un vrai bon film tout en retenue.
- La Science des Rêves : du Gondry, déjanté, créatif, le duo innattendu Gainsbourg - Garcia Bernal (l'acteur transnational qui monte) fonctionne plutôt bien
- Volver : Saga feministico-familiale, encrée dans l'univers d'Almodovar.
- Le Caïman : Nanni Moretti nous revient moins nombrilo-centré et plus engagé, aussi convaincant derrière la caméra que devant.
Et j'essaie d'oublier : Babel, film dégoulinant de bonnes intentions et écrasant de suffisance.
Il me reste à voir "Je vais bien ne t'en fais pas", "Libero", "Ne le dis à personne" et "C.R.A.Z.Y.".
Parmi les films sortis en 2006 (et que j'ai eu l'occasion de voir, ce qui réduit considérablement le champs des possibles) je retiens surtout :
- Little Miss Sunshine : original, émouvant, hilarant, un vrai bon film tout en retenue.
- La Science des Rêves : du Gondry, déjanté, créatif, le duo innattendu Gainsbourg - Garcia Bernal (l'acteur transnational qui monte) fonctionne plutôt bien
- Volver : Saga feministico-familiale, encrée dans l'univers d'Almodovar.
- Le Caïman : Nanni Moretti nous revient moins nombrilo-centré et plus engagé, aussi convaincant derrière la caméra que devant.
Et j'essaie d'oublier : Babel, film dégoulinant de bonnes intentions et écrasant de suffisance.
Il me reste à voir "Je vais bien ne t'en fais pas", "Libero", "Ne le dis à personne" et "C.R.A.Z.Y.".
26/01/2007
BD autobiographiques

Achat impulsif à la Fnac qui s’est révélé cohérent après lecture, « Papa est un peu fatigué » du finlandais Ville Ranta et « Le journal d’un remplaçant » de Martin Vidberg, décrivent avec finesse et précision la routine quotidienne d’un dessinateur de BD devenu père au foyer malgré lui et d’un instituteur remplaçant affecté dans un Institut de Redressement (et heureusement pour lui bédéiste à ses heures).
Ville Ranta livre ses angoisses existentielles d’artiste et de nouveau père via un recueil de croquis nerveux et spontanés, ponctué d’idées noires et de réflexions réalistico-sombres sur la paternité.
On découvre tour à tour la culpabilité du père, son désengagement face à la maladie de son enfant, son scepticisme sur le miracle de la paternité et son quasi-rejet de sa famille nouvellement constituée.
Martin Vidberg, qui publiait à l’origine ses planches sur Internet sous le pseudo Everland (http://www.bulledair.com/everland), a été sorti de l’anonymat, tout comme Ville Ranta en France, par Trondheim (qui préside actuellement le festival d’Angoulème), qui se reconvertit en découvreur de talents et dirige d’ailleurs la collection Shampooing chez Delcourt.
Le journal d’un remplaçant, raconte à l'aide d'un dessin simple, de personnages en forme de patates et d'un lettrage d’écolier, le quotidien d’un instituteur remplaçant, désigné volontaire pour passer une année à « installer une ambiance de classe » dans la classe unique d’un institut de redressement pour enfants ultra-violents. Au delà des clichés sur l’Education Nationale et des revendications corporatistes enseignantes, Martin Vidberg nous fait vivre ses grands moments de solitude, ses problèmes d’autorité, ses petites victoires et ses modestes satisfactions, tout celà vu à travers la sensibilité d’une nouvelle génération d’instits.
Ville Ranta livre ses angoisses existentielles d’artiste et de nouveau père via un recueil de croquis nerveux et spontanés, ponctué d’idées noires et de réflexions réalistico-sombres sur la paternité.
On découvre tour à tour la culpabilité du père, son désengagement face à la maladie de son enfant, son scepticisme sur le miracle de la paternité et son quasi-rejet de sa famille nouvellement constituée.

Martin Vidberg, qui publiait à l’origine ses planches sur Internet sous le pseudo Everland (http://www.bulledair.com/everland), a été sorti de l’anonymat, tout comme Ville Ranta en France, par Trondheim (qui préside actuellement le festival d’Angoulème), qui se reconvertit en découvreur de talents et dirige d’ailleurs la collection Shampooing chez Delcourt.
Le journal d’un remplaçant, raconte à l'aide d'un dessin simple, de personnages en forme de patates et d'un lettrage d’écolier, le quotidien d’un instituteur remplaçant, désigné volontaire pour passer une année à « installer une ambiance de classe » dans la classe unique d’un institut de redressement pour enfants ultra-violents. Au delà des clichés sur l’Education Nationale et des revendications corporatistes enseignantes, Martin Vidberg nous fait vivre ses grands moments de solitude, ses problèmes d’autorité, ses petites victoires et ses modestes satisfactions, tout celà vu à travers la sensibilité d’une nouvelle génération d’instits.
14/01/2007
Larcenet
Larcenet est un des piliers de la nouvelle génération de bédéistes apparue depuis le début des années 90.Doté d'un humour très personnel et éminemment partageable, d'un ton successivement grave et léger, d'une profondeur qui l'amène à aborder des sujets on ne peut plus existentiels tout en ayant la capacité de s'en détacher à longueur de planches, celui qui n'aime pas être vu comme "une référence" va pourtant devoir s'y faire.
Du bucolique "retour à la terre" (scénarisé par Ferry) au joyeux "la légende de robin des bois", de "Total Souk pour Nic oumouk" aux Entremondes (Lazar, Les Eaux Lourdes), des "Aventures Rocambolesques de" (Vincent Van Gogh, Attila) à son album le plus abouti à mon sens "Le Combat Ordinaire", il semblerait que le personnage principal de chaque album ait toujours un peu de la sensibilité de Larcenet en lui.
Larcenet a également collaboré à certains volumes de la série des Donjons (un donjon de trop, le sage du ghetto, le jour des crapauds, des fleurs et des marmots) avec ses acolytes Trondheim et Sfar.
A signaler le "guide fnac de la bande dessinée" qui date un peu mais qui permet de se rattraper sur tous les bons albums qu'on aurait manqués ...
La rédaction du journal sud ouest (étonnant) a mis en ligne un blog consacré à la BD plutôt éclectique mais qui a l'avantage d'être assez complet http://www.special.sudouest.com/bd/
Orchestre National du Capitole
Jeudi 11 janvier à la Halle aux Grains - Orchestre National Du Capitole.Programmation : "Prélude à l'après-midi d'un faune" Debussy
"Poème pour violon et orchestre op 25" Chausson
"Tzigane pour violon et orchestre" Ravel
"Symphonie n°9 en mi mineur op 95" (symphonie du Nouveau Monde) Dvorak.
Et en Bis "Melodia" de Bartok solo de violon et en fin de concert "danses slaves " de Dvorak .
Le même concert a été donné quelques jours plus tard à Paris, Salle Pleyel.
Mon premier concert classique à Toulouse (depuis bientôt deux ans, il était temps ...), je ne pouvais pas manquer l'occasion d'écouter le célèbre Orchestre toulousain dans une salle à l'acoustique non moins célèbre (et réellement étonnante) la Halle aux grains (pour les grains ça devait être bien mais pour les concerts c'est encore mieux! ).
Le concert était très agréable (il faut dire que j'avais fait en sorte de choisir un soir où les oeuvres programmées correspondaient à mes goûts ...), le violoniste Laurent Korcia "déchire" de même que l'orchestre tout entier d'ailleurs et l'ennui a été totalement absent de cette soirée (ce qui n'est pas toujours le cas me concernant pour les concerts classiques). Mon intérêt marqué pour la musique tzigane a été comblé lors de l'interprétation au violon de l'oeuvre de Ravel, qui rappelle étrangement tout ce que l'Est a pu inspirer à nos compositeurs classiques (Danses Hongroises de Brahms notamment).
01/01/2007
Tolosa
Juste une petite liste des lieux à ne pas manquer à Toulouse :
-Le Couvent des Jacobins qui abrite outre des vitraux sublimes des expos agencées avec goût (l'Art Inuit, Cultures du Monde)
- L'Eglise Saint Sernin
- Le Musée des Abattoirs (Musée d'art moderne, des expos de temps à autre (celle consacrée à Antonio Saura était particulièrement réussie) jardins très bien aménagés et librairie richement fournie)
- La cathédrale Saint Etienne (les jours de lumière)
- Les bords de la Garonne et la prairie des Filtres
- Le jardin des plantes et le Musée d'Histoire naturelle qui devrait réouvrir enfin ses portes en septembre 2007
- Le jardin japonais de Compans Cafarelli
- Le canal du midi et les espaces verts qui longent le canal au niveau de Ramonville
- Le quai de la daurade et le quartier St Pierre
- La Halle aux grains et bien évidemment la Place du Capitole.
A Toulouse on apprécie :
- Resto : Le Zio (restaurant africain tenu par une togolaise et un danois), le Petit Bonheur (notre cantine du soir), Le Dar Diaf (nourriture saine et originale).
- Bars : le Filochard, La Maison (lieu chaleureux s'il en est), le Comptoir des Carmes (un café sympa en journée ou le soir en semaine).
- Librairies : Ombres Blanches (incontournable, à voir l'antenne Voyages juste à côté), pour les BD la librairie Atmosphères rue des Filatiers et pour une librairie généraliste Privat rue des Arts.
- Jeux : Le Passe-Temps rue des lois
- Patisserie/Confiserie : Le Poussin Bleu rue du Languedoc
- Vêtements : Pipia&Cie rue des Filatiers
- Divers : Véritable caverne d'Ali Baba le magasin de perles "Metissage" rue Cujas
- Art : "Tracker d'Art" s'est ouvert il y a peu à Toulouse, dans la lignée des galeries d'art "abordables".
-Le Couvent des Jacobins qui abrite outre des vitraux sublimes des expos agencées avec goût (l'Art Inuit, Cultures du Monde)
- L'Eglise Saint Sernin
- Le Musée des Abattoirs (Musée d'art moderne, des expos de temps à autre (celle consacrée à Antonio Saura était particulièrement réussie) jardins très bien aménagés et librairie richement fournie)
- La cathédrale Saint Etienne (les jours de lumière)
- Les bords de la Garonne et la prairie des Filtres
- Le jardin des plantes et le Musée d'Histoire naturelle qui devrait réouvrir enfin ses portes en septembre 2007
- Le jardin japonais de Compans Cafarelli
- Le canal du midi et les espaces verts qui longent le canal au niveau de Ramonville
- Le quai de la daurade et le quartier St Pierre
- La Halle aux grains et bien évidemment la Place du Capitole.
A Toulouse on apprécie :
- Resto : Le Zio (restaurant africain tenu par une togolaise et un danois), le Petit Bonheur (notre cantine du soir), Le Dar Diaf (nourriture saine et originale).
- Bars : le Filochard, La Maison (lieu chaleureux s'il en est), le Comptoir des Carmes (un café sympa en journée ou le soir en semaine).
- Librairies : Ombres Blanches (incontournable, à voir l'antenne Voyages juste à côté), pour les BD la librairie Atmosphères rue des Filatiers et pour une librairie généraliste Privat rue des Arts.
- Jeux : Le Passe-Temps rue des lois
- Patisserie/Confiserie : Le Poussin Bleu rue du Languedoc
- Vêtements : Pipia&Cie rue des Filatiers
- Divers : Véritable caverne d'Ali Baba le magasin de perles "Metissage" rue Cujas
- Art : "Tracker d'Art" s'est ouvert il y a peu à Toulouse, dans la lignée des galeries d'art "abordables".
Explorations sonores
Bonne initiative de la part des Inrocks, ils se jettent enfin (depuis quelques mois déjà) dans l'océan du Podcast. On souscrit et on reçoit régulièrement par le biais de JD le DJ des découvertes musicales estampillées Inrocks. Je n'ai pas encore eu le temps de tous les écouter mais j'ai pu capter quelques bonnes infos, la sortie prochaine de l'album des Klaxons (qui déchirent déjà tout de l'autre côté de la Manche) à la croisée entre indie et electro, et le "Robbers and Cowards" des Cold War Kids http://www.coldwarkids.com/. Toujours dans le giron inrocks, la sélection des meilleurs titres de 2006 se fait via un triple album qui s'avère un investissement rentable au vu du tracklisting sans failles. On y retrouve tous ceux qui cette année ont eu la chance de bénéficier de la caution inrocks (on aimerait bien se passer du jugement-couperet des inrocks parfois, mais il faut avouer qu'on a du mal à faire sans), j'ai nommé entre autres : Clap your hands say yeah, TV on the radio, The Kooks, The Rakes, Herman Düne, les déjà confirmés Scissors sisters, Franz Ferdinand, Yeah Yeah Yeahs, les français Charlotte Gainsbourg, Katerine, Kaolin, Miossec, Dyonisos, Dominique A. Tout ce beau monde coexiste dans un joyeux magma qui s'avère être ni plus ni moins qu'une bonne vieille compil' qui m'a toutefois permis de voir surgir un OVNI dans la nouvelle chanson francophone, le canadien "Pierre Lapointe", entre originalité et désuétude, on ne sais pas trop quoi en penser mais on n'en reste pas moins surpris ... Quant à la jeunesse montante de la nouvelle chanson française, c'est sans conteste Renan Luce, que j'ai découvert il y a bientôt deux ans et qui a sorti en septembre dernier son premier album. Bonne surprise le conte musical écrit par Louis Chedid qui réunit la fine fleur de la nouvelle scène française (Jeanne Cherhal, Bénabar, Albin de la Simone, M) ainsi que des fleurs un peu moins fraîches (Souchon, Cabrel, Louis Chedid et son déguisement de panthère qui lui va à ravir, San severino) avec un dessein commun celui d'émerveiller les petits et de ne pas faire fuir les grands. Enfin, le "Cake or Death" qui sera peut-être le dernier souffle de Lee Hazlewood et que j'espère pouvoir écouter bientôt...
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