26/01/2007

BD autobiographiques



Achat impulsif à la Fnac qui s’est révélé cohérent après lecture, « Papa est un peu fatigué » du finlandais Ville Ranta et « Le journal d’un remplaçant » de Martin Vidberg, décrivent avec finesse et précision la routine quotidienne d’un dessinateur de BD devenu père au foyer malgré lui et d’un instituteur remplaçant affecté dans un Institut de Redressement (et heureusement pour lui bédéiste à ses heures).
Ville Ranta livre ses angoisses existentielles d’artiste et de nouveau père via un recueil de croquis nerveux et spontanés, ponctué d’idées noires et de réflexions réalistico-sombres sur la paternité.
On découvre tour à tour la culpabilité du père, son désengagement face à la maladie de son enfant, son scepticisme sur le miracle de la paternité et son quasi-rejet de sa famille nouvellement constituée.
Martin Vidberg, qui publiait à l’origine ses planches sur Internet sous le pseudo Everland (http://www.bulledair.com/everland), a été sorti de l’anonymat, tout comme Ville Ranta en France, par Trondheim (qui préside actuellement le festival d’Angoulème), qui se reconvertit en découvreur de talents et dirige d’ailleurs la collection Shampooing chez Delcourt.
Le journal d’un remplaçant, raconte à l'aide d'un dessin simple, de personnages en forme de patates et d'un lettrage d’écolier, le quotidien d’un instituteur remplaçant, désigné volontaire pour passer une année à « installer une ambiance de classe » dans la classe unique d’un institut de redressement pour enfants ultra-violents. Au delà des clichés sur l’Education Nationale et des revendications corporatistes enseignantes, Martin Vidberg nous fait vivre ses grands moments de solitude, ses problèmes d’autorité, ses petites victoires et ses modestes satisfactions, tout celà vu à travers la sensibilité d’une nouvelle génération d’instits.

14/01/2007

Larcenet

Larcenet est un des piliers de la nouvelle génération de bédéistes apparue depuis le début des années 90.
Doté d'un humour très personnel et éminemment partageable, d'un ton successivement grave et léger, d'une profondeur qui l'amène à aborder des sujets on ne peut plus existentiels tout en ayant la capacité de s'en détacher à longueur de planches, celui qui n'aime pas être vu comme "une référence" va pourtant devoir s'y faire.

Du bucolique "retour à la terre" (scénarisé par Ferry) au joyeux "la légende de robin des bois", de "Total Souk pour Nic oumouk" aux Entremondes (Lazar, Les Eaux Lourdes), des "Aventures Rocambolesques de" (Vincent Van Gogh, Attila) à son album le plus abouti à mon sens "Le Combat Ordinaire", il semblerait que le personnage principal de chaque album ait toujours un peu de la sensibilité de Larcenet en lui.
Larcenet a également collaboré à certains volumes de la série des Donjons (un donjon de trop, le sage du ghetto, le jour des crapauds, des fleurs et des marmots) avec ses acolytes Trondheim et Sfar.

A signaler le "guide fnac de la bande dessinée" qui date un peu mais qui permet de se rattraper sur tous les bons albums qu'on aurait manqués ...

La rédaction du journal sud ouest (étonnant) a mis en ligne un blog consacré à la BD plutôt éclectique mais qui a l'avantage d'être assez complet http://www.special.sudouest.com/bd/


Orchestre National du Capitole

Jeudi 11 janvier à la Halle aux Grains - Orchestre National Du Capitole.
Programmation : "Prélude à l'après-midi d'un faune" Debussy
"Poème pour violon et orchestre op 25" Chausson
"Tzigane pour violon et orchestre" Ravel
"Symphonie n°9 en mi mineur op 95" (symphonie du Nouveau Monde) Dvorak.
Et en Bis "Melodia" de Bartok solo de violon et en fin de concert "danses slaves " de Dvorak .

Le même concert a été donné quelques jours plus tard à Paris, Salle Pleyel.

Mon premier concert classique à Toulouse (depuis bientôt deux ans, il était temps ...), je ne pouvais pas manquer l'occasion d'écouter le célèbre Orchestre toulousain dans une salle à l'acoustique non moins célèbre (et réellement étonnante) la Halle aux grains (pour les grains ça devait être bien mais pour les concerts c'est encore mieux! ).

Le concert était très agréable (il faut dire que j'avais fait en sorte de choisir un soir où les oeuvres programmées correspondaient à mes goûts ...), le violoniste Laurent Korcia "déchire" de même que l'orchestre tout entier d'ailleurs et l'ennui a été totalement absent de cette soirée (ce qui n'est pas toujours le cas me concernant pour les concerts classiques). Mon intérêt marqué pour la musique tzigane a été comblé lors de l'interprétation au violon de l'oeuvre de Ravel, qui rappelle étrangement tout ce que l'Est a pu inspirer à nos compositeurs classiques (Danses Hongroises de Brahms notamment).


01/01/2007

Tolosa

Juste une petite liste des lieux à ne pas manquer à Toulouse :
-Le Couvent des Jacobins qui abrite outre des vitraux sublimes des expos agencées avec goût (l'Art Inuit, Cultures du Monde)
- L'Eglise Saint Sernin
- Le Musée des Abattoirs (Musée d'art moderne, des expos de temps à autre (celle consacrée à Antonio Saura était particulièrement réussie) jardins très bien aménagés et librairie richement fournie)
- La cathédrale Saint Etienne (les jours de lumière)
- Les bords de la Garonne et la prairie des Filtres
- Le jardin des plantes et le Musée d'Histoire naturelle qui devrait réouvrir enfin ses portes en septembre 2007
- Le jardin japonais de Compans Cafarelli
- Le canal du midi et les espaces verts qui longent le canal au niveau de Ramonville
- Le quai de la daurade et le quartier St Pierre
- La Halle aux grains et bien évidemment la Place du Capitole.

A Toulouse on apprécie :
- Resto : Le Zio (restaurant africain tenu par une togolaise et un danois), le Petit Bonheur (notre cantine du soir), Le Dar Diaf (nourriture saine et originale).
- Bars : le Filochard, La Maison (lieu chaleureux s'il en est), le Comptoir des Carmes (un café sympa en journée ou le soir en semaine).
- Librairies : Ombres Blanches (incontournable, à voir l'antenne Voyages juste à côté), pour les BD la librairie Atmosphères rue des Filatiers et pour une librairie généraliste Privat rue des Arts.
- Jeux : Le Passe-Temps rue des lois
- Patisserie/Confiserie : Le Poussin Bleu rue du Languedoc
- Vêtements : Pipia&Cie rue des Filatiers
- Divers : Véritable caverne d'Ali Baba le magasin de perles "Metissage" rue Cujas
- Art : "Tracker d'Art" s'est ouvert il y a peu à Toulouse, dans la lignée des galeries d'art "abordables".

Explorations sonores

Bonne initiative de la part des Inrocks, ils se jettent enfin (depuis quelques mois déjà) dans l'océan du Podcast. On souscrit et on reçoit régulièrement par le biais de JD le DJ des découvertes musicales estampillées Inrocks. Je n'ai pas encore eu le temps de tous les écouter mais j'ai pu capter quelques bonnes infos, la sortie prochaine de l'album des Klaxons (qui déchirent déjà tout de l'autre côté de la Manche) à la croisée entre indie et electro, et le "Robbers and Cowards" des Cold War Kids http://www.coldwarkids.com/. Toujours dans le giron inrocks, la sélection des meilleurs titres de 2006 se fait via un triple album qui s'avère un investissement rentable au vu du tracklisting sans failles. On y retrouve tous ceux qui cette année ont eu la chance de bénéficier de la caution inrocks (on aimerait bien se passer du jugement-couperet des inrocks parfois, mais il faut avouer qu'on a du mal à faire sans), j'ai nommé entre autres : Clap your hands say yeah, TV on the radio, The Kooks, The Rakes, Herman Düne, les déjà confirmés Scissors sisters, Franz Ferdinand, Yeah Yeah Yeahs, les français Charlotte Gainsbourg, Katerine, Kaolin, Miossec, Dyonisos, Dominique A. Tout ce beau monde coexiste dans un joyeux magma qui s'avère être ni plus ni moins qu'une bonne vieille compil' qui m'a toutefois permis de voir surgir un OVNI dans la nouvelle chanson francophone, le canadien "Pierre Lapointe", entre originalité et désuétude, on ne sais pas trop quoi en penser mais on n'en reste pas moins surpris ... Quant à la jeunesse montante de la nouvelle chanson française, c'est sans conteste Renan Luce, que j'ai découvert il y a bientôt deux ans et qui a sorti en septembre dernier son premier album. Bonne surprise le conte musical écrit par Louis Chedid qui réunit la fine fleur de la nouvelle scène française (Jeanne Cherhal, Bénabar, Albin de la Simone, M) ainsi que des fleurs un peu moins fraîches (Souchon, Cabrel, Louis Chedid et son déguisement de panthère qui lui va à ravir, San severino) avec un dessein commun celui d'émerveiller les petits et de ne pas faire fuir les grands. Enfin, le "Cake or Death" qui sera peut-être le dernier souffle de Lee Hazlewood et que j'espère pouvoir écouter bientôt...